ON AIME – A 21 et 24 ans, Arthur et Richard Ducret proposent leur propre gamme de spiritueux…

15 septembre 2019 0 1

C’est sur la Haute-Foire de Pontarlier que nous avons eu le plaisir de rencontrer, par hasard, Arthur et Richard Ducret. Deux frères qui se sont lancés, en février 2017, dans une nouvelle aventure… Celle des spiritueux. Rencontre.

SODA Magazine : Comment vous êtes vous lancés dans cette aventure ?
Richard (à droite sur la photo) : On s’est formé au métier. On a dégusté beaucoup de produits. Si on goûte beaucoup de choses et que l’on devine comme elles sont faites, on arrive à se faire une idée de ce que ça peut donner. En Franche-Comté on a aussi la chance d’être bien entourés. On a toujours un tonton, un grand-père pour nous conseiller. Et puis, il faut dire que je sors d’étude de chimiste donc mes cours m’aident beaucoup. D’ailleurs, il m’arrive souvent de les ressortir.

Pouvez-vous nous présenter votre gamme de produits ?
D’abord, on a la Sapinette. Une liqueur d’aiguilles de sapin. Ce n’est pas du bourgeon que l’on ramasse au printemps mais bien l’aiguille que l’on récupère toute l’année. Ensuite on les fait macérer sans les distiller. C’est ce qui va donner un côté un peu boisé, très forestier. C’est quelque chose d’assez doux. Cet été, on a produit du Lemoncello en série limitée. Un lemoncello un peu plus raffiné, plus fort, moins sucré, avec des notes d’anis et de cardamome. On a également le Pépère Minte. A prononcer avec l’accent de chez nous. C’est une liqueur de menthe, style Jet 27, mais en mieux (sourire).

Il y a quelques mois, vous avez lancé un produit original, la Fumée…
Oui, on cherchait un produit du terroir qui n’existait pas encore. Du coup, après pas mal de travail et de recherches, nous avons lancé la Fumée en avril 2019. En fait, il s’agit d’une liqueur d’aiguilles de sapin fumées. Pour arriver à ce résultat, les aiguilles sont placées en fumoir avec du résineux avant d’être travaillées en liqueur.

Comment vous est venue l’idée de travailler sur cette recette ?
On s’est inspirés des salaisonniers du coin pour arriver à un produit beaucoup plus travaillé, pour des consommateurs peut-être un peu plus avertis. On est les seuls à faire cette liqueur et depuis sa sortie, le public nous a pris beaucoup plus au sérieux.


Petits dans un monde de grands…


Comment vous situez-vous parmi les autres professionnels ?
Même si aujourd’hui on a vraiment une impression que notre niveau à monter en gamme, on est encore petits dans un monde de grands. Il faut que l’on continue à faire nos preuves pour prouver aux anciens qu’on est plus des gamins (rires).

Comment vous répartissez-vous le travail ?
Arthur est en production, complètement autonome, et moi je suis sur la partie commerciale et marketing. On s’occupe de tout. De la fabrication au design des bouteilles en passant par le graphisme des étiquettes.

Où pouvons-nous retrouver vos produits ?
Sur notre site internet ducretfreres.com ou chez certains cavistes, en fruitière etc, … (ndlr : A Pontarlier, il est possible de trouver les produits “Ducret Frères” au Panier de Jeanne).

Quels sont vos projets pour la suite ?
Se développer à fond. Depuis plus d’un an et demi, nos produits sont déjà disponibles sur Lyon et depuis cet été, j’essaye de les placer sur Paris. C’est quelque chose qui commence à se concrétiser gentiment. Ensuite, on aimerait lancer d’autres produits distillés. Je pense que d’ici la fin d’année, on devrait relancer une petite liqueur sympa.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

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