PONTARLIER – Les élèves de 4e/3e de la MFR sensibilisés aux dangers des 2 roues…

5 avril 2019 0 0

Il y a quelques jours, la Maison Familiale et Rurale de Pontarlier accueillait l’Association Franc-comtoise d’Education Routière. L’occasion de prévenir les élèves de 4e/3e sur les risques et dangers des deux roues.

Comme chaque année, la MFR de Pontarlier a fait appel à l’Association Franc-Comtoise d’Education Routière pour sensibiliser ses élèves de 3e et 4e aux dangers des deux roues. Si pour les 3e, le discours repose essentiellement sur les risques liés à la conduite d’un scooter et plus précisément d’un scooter « trafiqué », les 4e sont eux, sensibilisés sur les avantages de la conduite accompagnée comme nous l’explique Georges Warnier, responsable de l’association : « Lors de notre intervention nous incitons les plus jeunes à opter pour la conduite accompagnée. Nous préférons les voir en sécurité dans une voiture aux côtés de leurs parents plutôt que seuls sur la route sur un deux roues. On explique également que la conduite accompagnée c’est 80% de réussite lors du passage du permis contre 50% pour le système classique. »


80% de réussite en conduite accompagnée…


En plus du taux de réussite proche des 80%, la conduite accompagnée bénéfice d’autres avantages comme celui des coûts d’assurances, moins élevés qu’avec le système classique du passage du permis. L’assurance fait également partie des sujets abordés avec les élèves de 3e d’un point de vue plus dramatique comme le précise Mr Warnier : « Avec les 3e, nous parlons des assurances en terme de modification des deux roues. On prend toujours l’exemple d’un jeune qui chute en scooter et qui va devoir passer une semaine à l’hôpital. Il faut savoir qu’en moyenne, un jour d’hôpital est facturé 1500€ minimum, hors scanner, hors IRM. Ça chiffre très très vite. Si le deux roues a été modifié, avec un pot d’échappement non homologué par exemple, tout sera à la charge du jeune ou de ses parents s’il est mineur. »


Une vie pour rembourser les dégâts…


Des exemples concrets, le Président de l’association en a d’autres avec des cas beaucoup plus graves : « Un accident de deux roues peut être beaucoup plus grave qu’un simple bras cassé. Pour aller plus loin, je parle également d’un adolescent de 16 ans qui va renverser une personne avec son scooter trafiqué. Si la victime termine sa vie en fauteuil ou sur un lit, les sommes peuvent vite monter de 3 à 5 millions d’euros… Dans ce cas, le jeune va devoir payer toute sa vie, avec prélèvement sur salaire, pour un simple pot d’échappement modifié durant son adolescence. Il faut savoir aussi qu’en plus de coûter cher, tout ça peut également laisser un traumatisme psychologique… »

Si le but de cette intervention menée par l’Association est, entre-autres, de faire comprendre aux jeunes des règles qu’ils connaissent déjà mais qu’ils ont parfois du mal à mettre en oeuvre, plusieurs ateliers ludiques leurs sont proposés pour se préparer à l’obtention de l’Attestation de Sécurité Routière.

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