PORTRAIT – Anne-Lise, artiste Bisontine…

30 mars 2019 0 0

Il y a quelques semaines, Anne-Lise Troutet était de passage à Pontarlier pour une représentation de son spectacle autour de la danse et de la peinture. Un solo de 20 minutes qu’elle aimerait faire évoluer à travers une compagnie. Nous l’avons rencontrée pour en savoir plus sur sa passion.

Pour commencer, peux-tu te présenter ?
J’ai 20 ans, je suis née à Pontarlier et j’habite aujourd’hui à Besançon. Au cours de ces dernières années, j’ai pas mal bougé entre Auriac, Paris et Chalon-Sur-Saône pour mes études de danse contemporaine. J’ai terminé mes formations il y a 2 ans. Depuis, j’essaye de me faire une place dans l’univers du spectacle pour pouvoir vivre de mes créations.

Justement, quelles sont tes créations ?
Pour moi, les créations c’est un grand tout. Je me sers de mon corps et de ma voix pour former un spectacle qui peut aussi bien se faire sur scène que dans la rue. Mes créations me permettent d’exprimer tout ce que j’ai à l’intérieur.


« Ce spectacle regroupe tout ce que j’aime »


Peux-tu nous parler de ce spectacle ?
C’est un solo qui peut s’apparenter à de la danse/théâtre. En fait, j’ai commencé à dessiner il y a quelques années et là, pour mon spectacle, j’ai fait un gros mélange de tous mes dessins sur un drap d’1m50 x 1m50. Cette création s’appelle « Le Bal des Mariés Fous ». Elle regroupe tout ce que j’aime. Tout ça va se revivre sur scène avec mon corps et à travers un personnage que je créé. Un personnage un peu farfelu qui peut ressembler à un pianiste un peu fou, à une vieille personne qui va voyager à travers différentes ambiances. Tout ça, c’est en gros ce que je suis sur le papier et dans le mouvement.

C’est toi qui a mis en scène l’ensemble du spectacle ?
Oui, je tiens vraiment à ça. Je ne suis pas contre travailler avec quelqu’un d’autre ou même avec plusieurs personnes mais pour l’instant c’est mon petit bébé. J’ai besoin de l’intérioriser pour que le spectacle ressemble à ce que je suis.

Un spectacle soutenu par le CLAP (Comité Local d’Aides aux Projets)
Oui, je suis suivie par le CLAP de Besançon. Un dispositif qui me permet de faire des rencontres, d’avoir de l’aide matériel ou financière. Le CLAP me soutient vraiment dans tout mon projet en me mettant des salles à disposition.


« C’est une nécessité pour moi de créer »


Lors de notre interview tu t’apprêtes à jouer ton spectacle à la Tenta’Tive de Pontarlier… Pourquoi cette salle ?
En fait je connais François Lacroix qui dirige l’association de la Tenta’Tive. En septembre je lui ai dit : « Là, je sais qu’il faut que je créé. C’est une nécessité pour moi. Par contre, il me faut une échéance donc donne moi une date. Celle que tu veux ». Cette date a été fixée au 9 mars, jour pour le droit des femmes. Une fois la date en place, le projet a pris beaucoup plus d’ampleur. Ce n’était plus un simple solo de 3 minutes mais vraiment une création à part entière.

Récemment, tu as également joué en région Parisienne…
Oui, j’ai été retenue pour le Printemps des Poètes. Une manifestation durant laquelle on peut présenter un spectacle de 3 à 10 minutes dans le plus petit cirque du monde à Bagneux.


« J’irai jusqu’au bout de mon idée »


Quels sont tes projets pour la suite ?
J’aimerais beaucoup jouer à Besançon. Par exemple au Scénacle qui est une petite chapelle. Ça pourrait être génial de jouer dedans. Sinon, je vais aller jusqu’au bout de ce solo mais si je peux accueillir d’autres personnes pour travailler avec moi et transformer ce solo en spectacle à plusieurs j’irai jusqu’au bout de cette idée. Ensuite, pourquoi pas faire en sorte que ça devienne une compagnie pour avoir un vrai statut. Et pourquoi pas, un jour, vivre de mon art, travailler avec les gens qui me plaisent. Je ne cherche pas les grandes scènes mais juste pouvoir dire ce que j’ai à dire.

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