PSYCHOLOGIE – L’isolement chez les adolescents

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L’adolescence est une période où l’identification aux autres et l’intégration sont importantes. Là où le rejet des parents est monnaie courante, le besoin d’appartenance à un groupe est d’autant plus fort. Bien qu’en France on hésite encore à qualifier l’isolement et l’exclusion de harcèlement, il n’en est pas moins traumatisant pour la personne qui en souffre. Passer les pauses seul sur un banc, être isolé sur une table à la cantine, être le dernier choisi dans les jeux d’équipe, autant de moments vécus comme honteux pour beaucoup qui les vivent…

LES RAISONS

Les raisons de l’exclusion sont nombreuses : sentiment d’être différent, timidité, manque de confiance en soi, « bourreaux » à l’école qui prennent un malin plaisir à rabaisser pour se sentir supérieurs… Qu’importe l’origine, les conséquences sont les mêmes, la honte et le sentiment de solitude. C’est justement pour contrer cela qu’il est important d’en parler, d’extérioriser la souffrance que l’isolement génère pour en sortir.

COMMENT S’EN SORTIR ?

Plutôt que de dépenser de l’énergie à se rabaisser, utilisez-là pour faire de vos différences une particularité et donc une force ! Chacun à une valeur et peut apporter une force dans un groupe, il suffit juste de choisir le bon, celui qui permettra l’expression de vos points forts. (exercice possible : listez tous vos points forts, ce que vous aimez faire et voyez comment allier les deux pour vous révéler).

Certains utilisent l’intimidation, le jugement, les insultes et l’humiliation pour se sentir plus importants et intéressants. Rentrer dans leurjeu revient à leur donner du pouvoir et s’enfermer dans un cercle vicieux. Souvent, ces personnes impressionnent car elles sont entourées et semblent avoir un pouvoir de persuasion, mais elles sont, avant tout, des personnes en souffrance qui ressentent le besoin de faire du mal aux autres pour éviter de penser à leurs problèmes. Au final il serait plus logique de les plaindre que de les craindre.

Rien de pire que de tout garder pour soi ! La honte est souvent à l’origine de l’intériorisation de ces souffrances. Afin de trouver des solutions, le premier moyen est de communiquer : parents, frère(s) /sœur(s), professeur(s), coach(s) et associations peuvent être à votre écoute, profitez-en ! ■

Marie PELISSON (MinDev) pour SODA Magazine.

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